Giuditta Trani développe une recherche sur le potentiel érotique des parlements, dans la continuité de sa thèse sur l’architecture de ces lieux de pouvoir, en collaboration avec Claudia Pagnacco. Elle propose une exploration sensorielle et progressive de la typologie parlementaire, opaque et mystérieuse, à travers la fusion de deux formats. D’abord, un texte théorique personnifiant la politique et son corps, à la découverte de sa peau extérieure et de ses organes principaux médiatisés – vecteurs de fétichisme et de violence –, puis des recoins inexplorés et inconnus de son labyrinthe intérieur, en se basant sur les réflexions du philosophe Bruno Latour et celles des architectes Rem Koolhaas, Robert Venturi et Bernard Tschumi. Puis, un songe : une pénétration fictive et fantasmée de l’exemple italien, le Palazzo Montecitorio de Rome, dont le fil rouge est l’interview radiodiffusée du député-historien italien Vittorio Sgarbi – durant laquelle il dévoile, selon lui, les espaces non-officiels et inédits, les plus agréables, pour y pratiquer le sexe avec ses invitées –, et le détournement des théories de l’artiste milanais Ugo La Pietra développées dans son projet La riappropriazione della città, en 1977. L’autrice pose également un regard critique sur l’espace de l’autorité patriarcale et sa conquête sexuelle par les hommes, par l’évocation des travaux de Paul B. Preciado sur la notion de pornotopie, par la projection d’un espace féminin et le rêve d’un parlement inclusif. L’ensemble est illustré par des diagrammes et une carte de l’amour inédite des zones érogènes du parlement transalpin. Le pouvoir du sexe.
Voyage à la découverte du corps politique
Giuditta Trani
2023-01-01
Abstract
Giuditta Trani développe une recherche sur le potentiel érotique des parlements, dans la continuité de sa thèse sur l’architecture de ces lieux de pouvoir, en collaboration avec Claudia Pagnacco. Elle propose une exploration sensorielle et progressive de la typologie parlementaire, opaque et mystérieuse, à travers la fusion de deux formats. D’abord, un texte théorique personnifiant la politique et son corps, à la découverte de sa peau extérieure et de ses organes principaux médiatisés – vecteurs de fétichisme et de violence –, puis des recoins inexplorés et inconnus de son labyrinthe intérieur, en se basant sur les réflexions du philosophe Bruno Latour et celles des architectes Rem Koolhaas, Robert Venturi et Bernard Tschumi. Puis, un songe : une pénétration fictive et fantasmée de l’exemple italien, le Palazzo Montecitorio de Rome, dont le fil rouge est l’interview radiodiffusée du député-historien italien Vittorio Sgarbi – durant laquelle il dévoile, selon lui, les espaces non-officiels et inédits, les plus agréables, pour y pratiquer le sexe avec ses invitées –, et le détournement des théories de l’artiste milanais Ugo La Pietra développées dans son projet La riappropriazione della città, en 1977. L’autrice pose également un regard critique sur l’espace de l’autorité patriarcale et sa conquête sexuelle par les hommes, par l’évocation des travaux de Paul B. Preciado sur la notion de pornotopie, par la projection d’un espace féminin et le rêve d’un parlement inclusif. L’ensemble est illustré par des diagrammes et une carte de l’amour inédite des zones érogènes du parlement transalpin. Le pouvoir du sexe.| File | Dimensione | Formato | |
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